Publié par Jeunes Communistes de la Loire, le 25 Mai 2020

Entre la fin du 19ème siècle et nos jours, les territoires associés à la Palestine historique se sont réduits comme peau de chagrin. Rachats de terres, expulsions des palestiniens, plan de partage de l’ONU, création unilatérale de l’État d’Israël, guerre de 1948, guerre de 1967, accords d’Oslo dévoyés, plan Trump avalisant la colonisation israélienne post-1967, et récemment la formation d’un gouvernement d’union nationale en Israël prêt à annexer de nouveaux territoires en Cisjordanie.. tout semble aller vers une disparition inexorable de la Palestine. Pire, la situation des palestiniens n’a fait que se dégrader. Les réfugiés palestiniens dont le nombre dépasse les 750000 en 1948 sont aujourd’hui plus de 5 millions, les gazaouis sont enfermés sur leurs propres terres via un blocus qui dure depuis plus de 13 ans et ils sont régulièrement bombardés et réprimés dans le sang, tandis que la Cisjordanie se voit lézardée par un mur et bardée de checkpoints qui compliquent tous les aspects de la vie des palestiniens. Dans le même temps, dans leur rapport pour l’ONU de 2017, les universitaires R. Falk en V. Tilley arrivent à la conclusion que la situation des palestiniens relève de l’apartheid. Un crime contre l’humanité sensé pousser tous les acteurs, étatiques, publics, privés et individuels, à agir pour y mettre un terme. Pour autant, la situation ne s’améliore pas et la colonisation continue. Elle continue parce que le diagnostic est mal posé et parce que les différents acteurs font semblant de croire que des condamnations verbales ou des incantations à la paix peuvent venir à bout de l’idéologie nationaliste et colonialiste secondée par des intérêts impérialistes à l’œuvre en Palestine. Face à ce rapport de forces extrêmement défavorable et face à une idéologie dédiée au grignotage progressif de la Palestine, seule une radicalité renouvelée peut agir efficacement contre ce phénomène.

La Palestine, Malade D’un Nationalisme Exogène

Depuis plus d’un siècle, la Palestine est malade. Elle souffre d’un nationalisme exogène, un nationalisme qui s’est constitué en dehors de son territoire. Il a pris naissance en Europe au 19ème siècle, comme réponse à la montée de l’antisémitisme racial qui y sévit alors. Le chrétien évangélique W. E. Blackstone va développer le concept sioniste qui sera ensuite popularisé par T. Herzl avec son livre Der Judenstaat (L’État des Juifs – 1896). Le sionisme commencera à se matérialiser à partir du premier congrès sioniste qui s’est tenu à Bâle, en 1897. Parce qu’il est exogène, ce nationalisme ne pouvait se concrétiser sans un moyen, et ce moyen ce fut une entreprise de colonisation unique en son genre, de peuplement et de remplacement ethnique. C’est la colonisation sioniste qui a produit l’enracinement de ce nationalisme exogène en Palestine. Elle se produit d’abord par la mise en place progressive d’institutions coloniales : la banque coloniale juive (1898) ; le fond national juif qui rachète les terres palestiniennes et plante des arbres dessus (1901) ; la haganah, organisation paramilitaire et ancêtre de tsahal (1920) ; le syndicat histadrout dédié à la défense du travail juif (1920) ; l’agence juive qui installe les nouveaux colons (1928).

Cette colonisation se poursuit ensuite par tout un tas d’actes délétères pour les palestiniens. Par le rachat de terres et par l’expulsion de paysans, par la militarisation de groupes de colons, par l’alliance entre britanniques et colons au moment de la grève puis de la révolte palestinienne de 1936-1939 qui fut réprimée dans le sang, par la revendication du partage du territoire palestinien et par la proclamation unilatérale de la création de l’État d’Israël en 1948, par l’épuration ethnique des palestiniens qui a suivi, par les guerres toujours asymétriques subies par les palestiniens, par le blocus de Gaza, par la création d’un mur de séparation en Cisjordanie, pour finir avec la situation d’apartheid qui qualifie au mieux la situation des palestiniens aujourd’hui. Tous ces actes ne peuvent se comprendre que dans une logique colonialiste à visée nationaliste.

La Palestine, Malade Du Racisme Colonial

La Palestine ne souffre pas que de cette interminable succession d’actes de violence et de dépossession. Elle est malade du racisme qu’elle subit. Parce que sans forcément théoriser de hiérarchisation de races, la colonisation adopte nécessairement les stigmates du racisme. Elle implique la domination ethnique du colon sur le colonisé, la subordination, l’exploitation de l’un à l’autre, et/ou une forme d’illégitimité de présence de la population autochtone. Le colonialisme sioniste n’échappe pas à la règle.

Commençons par la notoire propagande sioniste : « une terre sans peuple, pour un peuple sans terre ». La Palestine a toujours été peuplée, c’est à la fois un fait et une évidence. Cette propagande est donc évidemment fausse. Et qu’est-ce donc que cette assertion, sinon la traduction d’une volonté d’occulter jusqu’à l’existence même du peuple palestinien et de le considérer comme quantité insignifiante au regard du projet nationaliste sioniste ? Continuons par le rachat initial des terres et l’expulsion des paysans palestiniens : qu’est-ce sinon établir une discrimination et proclamer une indésirabilité de présence et, de fait, hiérarchiser négativement un groupe humain dans son ensemble ?

Méconnu, et pourtant incroyablement scandaleux, le fonctionnement de la histadrout, un syndicat de travailleurs et un instrument de la colonisation sioniste, a conduit à la paupérisation des travailleurs palestiniens. Une des missions de ce syndicat était de garantir l’emploi des colons juifs nouvellement arrivés en Palestine et d’orchestrer parallèlement l’exclusion systématique des travailleurs arabes palestiniens. C’est privés d’emploi, précarisés et victimes de l’injuste que ces travailleurs palestiniens ont entamé la grève de 1936, elle dura 6 mois avant de se transformer en guerre civile de 3 ans qui fut réprimée dans le sang. La politique menée par la histadrout a progressivement constitué un sous-prolétariat ethnique, palestinien, extrêmement précaire et corvéable à merci, exploité par la société coloniale israélienne. Alors que partout le mot d’ordre syndical par excellence est l’union des travailleurs, la histadrout n’a pas seulement divisée, elle a orchestré par le travail la relégation d’un groupe ethnique. Une politique incontestablement raciste et qui fait honte aux travailleurs du monde entier.

De la même façon, les palestiniens se voient sommés d’accepter le partage de leur territoire, et leur refus est considéré comme incompréhensible. Mais quel peuple au monde accepterait de se voir déposséder d’une partie de son territoire, et comment même oser penser que cela puisse-t-être acceptable ? Enfin, la résistance palestinienne se voit aussi systématiquement assimilée à du terrorisme. Le peuple palestinien se voit donc interdit de défendre ses droits et ses terres. C’est-à-dire que des réactions qui seraient considérées comme normales pour n’importe quel peuple subissant une agression deviennent subitement condamnables lorsqu’il s’agit des palestiniens. Et qu’est-ce donc, sinon faire des palestiniens un peuple en dehors de l’humanité, supposé accepter sans réagir toutes les vicissitudes qui lui tombent dessus, et qu’est ce donc finalement, sinon une forme aboutie de racisme qui n’ose dire son nom ?

La Palestine, Malade Du Racisme Post-colonial

Mais la Palestine est aussi malade d’une autre forme de racisme. Elle est malade du racisme post-colonial occidental, ce descendant de l’histoire coloniale européenne. Ce post-colonialisme ne théorise pas non-plus de hiérarchie des races, mais il reproduit sans cesse les stigmates du racisme issu de la période coloniale. Parce que l’idéologie sous-jacente au colonialisme européen, assénée pendant des décennies, n’a jamais été véritablement déconstruite.

Cette idéologie prend naissance dans la confusion entre la civilisation et le progrès technique. Confusion, parce que si l’Europe avait été aussi en avance d’un point de vue civilisationnel qu’elle le prétend, elle n’aurait pas guerroyé tout au long de son histoire.. elle n’aurait pas massacré des autochtones aux quatre coins du monde.. Et elle n’aurait pas sombré dans deux guerres mondiales, dans le fascisme et dans la barbarie nazie qui a sali l’humanité entière. Quelque chose n’allait pas dès le début dans cette prétention à incarner l’horizon indépassable de la civilisation.. Et mécaniquement, cette prétention revenait à dévaluer toutes les autres civilisations. De cette dévaluation on pouvait commencer à hiérarchiser l’être humain, à le dominer, à l’asservir, à le violer et à le mettre à mort au besoin. Cette dissonance entre les crimes et la prétention à incarner la civilisation fut résolue par un répugnant apport scientifique qui a justifié les dominations ethniques coloniales par un racisme biologique, par le biais de la phrénologie et du primitivisme entre autres.

Ce colonialisme européen a, dans un mouvement d’ensemble, rabaissé les peuples indigènes, leurs civilisations et leurs religions. C’est son fils, l’insaisissable racisme post-colonial, inscrit plus ou moins profondément dans l’imaginaire occidental, qui continue ce travail aujourd’hui. C’est lui qui continue à rendre moins important la vie d’un arabe par rapport à celle d’un occidental. C’est aussi lui qui continue à rendre moins important la vie d’un musulman par rapport à celle d’un non-musulman. Lui encore, qui produit de la politique et de la géopolitique bas de gamme en réduisant un grand nombre de problèmes complexes à la question de l’Islam. Cet héritage pèse de tout son poids mort sur la Palestine, parce que les palestiniens sont en majorité et arabes et musulmans. Et comment soutenir des arabes et des musulmans quand on porte en soi, de façon plus ou moins inconsciente cet héritage colonial jamais véritablement déconstruit ? Il y a dans le désintérêt à la cause palestinienne tout le poids de cet héritage. On le trouve aussi qui reprend les argumentaires et les positions du racisme colonial israélien exposé dans la partie précédente. On le trouve encore dans cette façon de mettre au même niveau, d’un seul geste, oppresseurs et opprimés, occupants et occupés, colonisateurs et colonisés, dépossesseurs et dépossédés. Et on le trouve enfin, chez tous ceux qui versent dans le relativisme moral et intellectuel servant les plats à la colonisation israélienne.

La Palestine, Malade De L’impérialisme Occidental

Enfin, la Palestine souffre de l’impérialisme, occidental très majoritairement. En 1902, T. Herzl, souvent considéré comme le père fondateur du mouvement sioniste, a écrit que son programme d’implantation en Palestine était de nature coloniale, qu’il constituerait un avant-poste de la civilisation faisant contrepoids à la barbarie, qu’il s’agirait d’un bastion de la culture occidentale en Asie. Il s’adressait à Cecil Rhodes, homme d’affaires et politicien britannique fervent défenseur de l’impérialisme et de la colonisation. Du projet de création d’un foyer national juif en Palestine, commence à se dessiner également les contours d’une entreprise européenne pouvant servir des intérêts impérialistes. Après la première guerre mondiale et la chute de l’empire Ottoman, les accords Sykes-Picot organisent le dépeçage du Proche-Orient entre la France et le Royaume-Uni qui permet notamment à cette dernière de garder un contrôle sur le canal de Suez. La Palestine passe sous la domination de l’empire britannique et c’est d’abord cet empire qui validera l’idée d’un foyer national juif en Palestine, trahissant par là ses engagements à l’autodétermination pris vis-à-vis des peuples arabes de la région. La déclaration de Balfour de 1917 se justifie par une ribambelle d’intérêts impérialistes : instaurer une présence occidentale dans la région, neutraliser et contrôler les nationalismes arabes et ainsi pérenniser un accès aux ressources, endiguer l’influence de la France, pousser les États-Unis à s’engager dans la première guerre mondiale, etc.

L’immigration importante des juifs en Palestine, dans le cadre de ce projet politique nationaliste exogène, passe mal auprès des populations autochtones qui en saisissent l’essence, les tensions grandissent, la situation devient progressivement instable et l’empire britannique perd le contrôle de la situation. En 1947, peu de temps après l’attentat sioniste sur l’hôtel King David qui décima l’autorité mandataire britannique, le Royaume-Uni remet son mandat à l’ONU. Cette dernière doit donc décider de l’avenir de la Palestine. Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’humanité vient de prendre conscience de la barbarie nazie et les empires coloniaux sont encore largement intacts. Que pouvait donc bien peser le droit à l’autodétermination des palestiniens dans ce cadre ? Rejetant la proposition palestinienne d’un État unique multiconfessionnel, cédant aux logiques ethniques et séparatistes sionistes et validant donc une entreprise coloniale, l’ONU propose un plan de partage. Ce plan va produire une redistribution des influences impérialistes dans la région. Les puissances locales sont contre ce plan, mais au niveau mondial, les grandes puissances le soutiennent. Les États-Unis bien sûr, et l’URSS aussi, pensant pouvoir profiter du soutien des juifs d’Europe de l’Est fraîchement installés en Palestine, et dans le but de contrecarrer les impérialismes occidentaux dans la région. Le vote du plan de partage à l’ONU se fait en deux étapes. Le 25 novembre 1947, la commission vote la mise à l’ordre du jour du plan : 25 voix pour, 13 contre, 17 abstentions et 2 absents. Cela signifie que le plan va pouvoir être voté à l’Assemblée Générale de l’ONU, mais aussi, qu’en l’état actuel des votes il serait rejeté. C’est la diplomatie, états-unienne notamment, qui va faire pression sur certains États pour faire passer ce vote. Le 29 novembre 1947, les résultats du vote sont : 33 voix pour, 13 contre, 10 abstentions et 1 absent. Les influences impérialistes ont eu raison de l’État unique en Palestine.

Pour l’URSS cependant, c’est la douche froide, les mouvements sionistes et le jeune État d’Israël se tournent vers l’Occident, et toujours davantage vers les États-Unis. L’impérialisme occidental n’a plus cessé de s’exercer en Israël depuis. Outre les coopérations économiques, politiques et militaires, on en trouve plusieurs exemples remarquables. La crise du canal de Suez est un exemple spectaculaire au sens où elle verra s’opposer les intérêts des anciennes puissances impérialistes à ceux des nouvelles. En 1956, le canal est nationalisé par l’Égypte, ce qui déclenche une attaque d’Israël, de la France et du Royaume-Uni, tous trois liés par un accord secret visant à protéger leurs intérêts économiques. En pleine guerre froide, les États-Unis et l’URSS ne peuvent s’accommoder d’une déstabilisation régionale : ils précipitent l’intervention d’une force d’urgence des Nations Unies et poussent rapidement au départ ces vieilles puissances impérialistes. Autre exemple, à peine quelque temps plus tard, la France, fournira secrètement l’accès à la technologie nucléaire (1957-1958) à l’État d’Israël, ce, dans le cadre d’une alliance contre l’Égypte accusée par la France de soutenir financièrement le Front de Libération National algérien. Cet accord ne peut se comprendre que dans la logique impérialiste française visant à défendre ses intérêts et son empire colonial de l’époque.

Mais c’est de toute évidence l’impérialisme états-unien qui va s’imposer dans la région et faire souffler le chaud et le froid au gré de la solidité de son implantation au Moyen-Orient. Riche en pétrole, cette partie du monde est une priorité stratégique des États-Unis qui entendent contrôler l’accès à cette énergie fossile cruciale. Il s’agit d’abord de garantir cet accès aux État-Unis, bien sûr, mais aussi de le garantir à ces alliés, perpétuant ainsi une vassalisation, tout en en limitant l’accès à ses ennemis et ainsi faire obstruction à leur développement. Israël, implanté au Moyen-Orient, zone occidentalo-compatible et pro-états-unienne est un atout considérable. Pour cette raison, cet État bénéficiera des largesses de toutes les administrations états-uniennes par l’intermédiaire de coopérations économiques, politiques et militaires. Au niveau économique et militaire, on peut citer les Mémorandum d’Entente États-Unis-Israël, avec des aides américaines renouvelées toutes les périodes de 10 ans (26,7, 30 et 38 milliards de dollars pour les dernières), supervision de recherche et développement d’armes, exercices militaires conjoints, flotte américaine stationnant à Haïfat, mise en commun des services de renseignements. Au niveau politique, jouant du bâton et de la carotte, les États-Unis poussent aussi les pays hostiles à Israël à normaliser leurs relations avec ce dernier. C’est le cas de l’Égypte, de l’Arabie Saoudite ou encore récemment du Soudan, qui finissent par adopter une realpolitik pro-israélienne en contradiction avec les aspirations de leur peuple.

Comme on peut le voir au travers de ces quelques exemples, l’impérialisme occidental a su se servir efficacement de la création de l’État d’Israël pour satisfaire ses intérêts. Les coopérations entre Israël et les puissances occidentales, qu’elles soient de nature économique, politique ou militaire ont systématiquement renforcé cet État, au détriment de la Justice vis-à-vis des palestiniens.

En Finir Avec L’injustice En Palestine

Au carrefour d’un nationalisme exogène, du racisme colonial et post-colonial, et des intérêts impérialistes, le peuple palestinien fait face à une situation extraordinairement complexe, et il se trouve au cœur d’un rapport de forces très défavorable à leur sort. Dans ce cadre, les palestiniens ne peuvent compter que sur la solidarité des peuples du monde, sur les initiatives de la société civile et sur la radicalité et l’absence de complaisance des acteurs politiques qui défendent leur cause.

Dans cette exigence de radicalité, il s’agit d’admettre une fois pour toute, et de ne plus jamais y déroger, que la présence des palestiniens est légitime en Palestine historique de la Méditerranée au Jourdain. Que la place d’un réfugié palestinien c’est sur les terres dont il est originaire, et nulle part ailleurs. Qu’après un siècle de dépossession, après le sang versé et la misère goûtée, les palestiniens n’ont pas seulement le droit à la justice, ils ont aussi et surtout le droit à des réparations. Que les palestiniens ne peuvent pas être tenus pour responsables d’un projet colonial qu’ils n’ont jamais demandé. Que les droits humains doivent toujours primer sur les logiques ethniques. Que les politiques colonialistes sont des entreprises aux logiques ethniques et aux multiples ramifications racistes. Que l’on ne viendra pas à bout des logiques colonialistes avec des propos incantatoires et des plans qui valident la colonisation. Qu’une solution à deux États c’est valider le résultat d’une entreprise coloniale, une dépossession et une multitude de crimes : une injustice. Qu’une structure étatique incapable de garantir une égalité des droits entre israéliens et palestiniens doit être démantelée. Que les intérêts impérialistes et les intrigues menés dans la région doivent être systématiquement dénoncés et stoppés.

Cette radicalité renouvelée doit s’incarner dans un antisionisme intransigeant, basé sur la dénonciation du nationalisme exogène et de la colonisation en Palestine, et qui ne doit pas céder une once de terrain à l’antisémitisme. Elle doit aussi s’inscrire dans un soutien aux luttes décoloniales et dans une condamnation sans complaisance de la colonisation européenne, vue comme une entreprise de domination ethnique et responsable d’innombrables crimes contre l’humanité. Cette radicalité se doit aussi de soutenir pleinement le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, basé sur le droit international, rejettant apartheid et colonisation israéliens, et soutenant le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ce mouvement issu de la société civile palestinienne, qui a essaimé partout dans le monde, produit un réel rapport de forces à même de contraindre un jour Israël à respecter le droit international et à produire une solution digne pour les palestiniens. Enfin, cette radicalité doit aussi s’incarner dans la dénonciation sans relâche de l’impérialisme occidental, et états-unien surtout, dans cette région du monde.

En ces temps difficiles, les palestiniens peuvent compter sur le soutien des Jeunes Communistes de la Loire qui condamnent l’occupation, la colonisation et l’apartheid israéliens et réclament le droit au retour des réfugiés palestiniens. Les Jeunes Communistes de la Loire condamnent le plan Trump qui avalise la colonisation israélienne et bafoue le droit international, et ils condamnent fermement les projets d’annexion de la Cisjordanie par le récent gouvernement d’union nationale israélien.

Source: Jeunes Communistes de la Loire